Seminario | Apprendre le français à l’ère de l’IA, dans une perspective interculturelle

Dal 01.12.2025 al 04.12.2025

Nell'ambito dell'insegnamento di Lingua Francese si svolge il 1° e il 4 dicembre 2025 il seminario Apprendre le français à l’ère de l’IA, dans une perspective interculturelle, tenuto da Ioannis Kanellos, Professore emerito presso l’IMT Atlantique.

Introduce Michele De Gioia, Professore ordinario di lingua, traduzione e linguistica francese presso l'Università di Padova.

Il seminario è aperto a tutti gli interessati e si svolge secondo il programma di seguito:

  • lunedì 1° dicembre 2025, dalle ore 08:30 alle 10:30, in Aula L di Palazzo Bo (via VIII febbraio 2)
  • giovedì 4 dicembre 2025, dalle ore 08:30 alle 10:30, in Aula B3 di Ca’ Borin (via del Santo 22)

L’IA semble transformer radicalement notre rapport aux langues. En effet, en se nourrissant de corpus de données massifs et interculturels, l’IA se positionne aujourd’hui comme un outil puissant, capable de déchiffrer avec une précision inédite les nuances qui tissent les liens entre langues et cultures.

Jusqu’où peut aller cette puissance de traduction et de médiation linguistique ? La question est critique. Bien plus, peut-être, pour les étudiants qui étudient une langue. Doit-on craindre que l’efficacité de ces technologies rende obsolète l’apprentissage d’une nouvelle langue, en particulier du français, dont on anticipe pourtant une progression démographique forte jusqu’à la fin du siècle ?

Cette tension et les craintes qu’elle génère méritent d’être explorées. L’histoire nous a appris que la performance technique ne supplante pas le plaisir, l’intention et le désir de sens des humains. Si l’IA excelle à battre les champions du monde aux échecs, l’humanité n’a pas pour autant cessé de jouer avec passion. Peut-être même, on n’a jamais autant joué aux échecs que de nos jours. De même, la voiture et les routes n’ont jamais éteint l’envie et le plaisir de la marche.

Car apprendre le français ‒ ou n’importe quelle langue ‒ ce n’est pas seulement maîtriser des règles grammaticales ou effectuer une traduction, même très bonne. C’est, avant tout, une volonté de s’ouvrir vers un monde nouveau, dans la mesure où, pour reprendre Wittgenstein, les limites de notre monde sont précisément les limites de notre langue.

Apprendre le français à l’ère de l’IA, c’est donc accepter de s’ouvrir délibérément à un nouvel horizon de sens et d’humanité, enrichi certes mais non remplacé par la machine.